Kâ-a

Kâ-a

N°10

Pétra

     Quelle chaleur ce matin !

David portait un short et des sandales. Déborah, une vieille salopette en jean très usée, dont elle avait coupé les jambes, assez maladroitement, pour la  raccourcir et des tennis aux pieds.

Un paysage brûlé de soleil. Partout des rochers rouges ou bruns, de la poussière, des arbres rabougris, des herbes rares et à picots.

Leur papa tenait le volant d'un véhicule tout-terrain, loué hier après-midi, en arrivant à l'aéroport en Jordanie.

À huit heures du matin, la luminosité aveuglait déjà.

Ils s'engagèrent sur une piste ensablée qui suivait le fond d'une gorge étroite. Ils frôlaient les parois sombres du défilé.

Soudain, ils sortirent du canyon et débouchèrent dans une large vallée. Ce fut comme une explosion de couleurs, allant du jaune au rouge. Une splendeur! Pétra, la vallée des mille tombeaux, dans toute sa majesté.

Une gigantesque nécropole, creusée dans la pierre, sculptée à certains endroits, et datant de plus de deux mille ans, se dressait devant leurs yeux fascinés. Un premier tombeau, aux colonnes titanesques, illuminées par le soleil levant offrait sa grandeur et sa puissance destinées à affronter les siècles.

Plus loin se trouvaient de nombreuses grottes ou cavités, dans lesquelles des morts furent enterrés autrefois. Certains de ces tombeaux étaient très simples, un trou dans la pierre, d'autres ressemblaient à des temples hauts comme des buildings.

Ici la roche creusée apparaissait rose clair, parfois presque blanche, là-bas elle se teintait en brun, jaune ou orange. Une véritable symphonie de couleurs.

Nos amis visitèrent quelques tombeaux, au hasard, surtout les plus somptueux, mais tous ces sépulcres étaient vides.

Les explications de Baral Gunaykan ressemblaient à une énigme. "Le temple de la soie", avait écrit le prince. Or il se trouvait ici plus d'un millier de tombeaux. Ils décidèrent de se partager le travail.


Déborah pénétra sous une arche en pierre, suivit un couloir sombre, puis déboucha sur la scène d'un immense théâtre désert, taillé dans la roche. Les gradins montaient en épousant l'arrondi de la colline. Levant les yeux, elle aperçut, tout en haut, plusieurs tombes ouvertes.

Quittant la scène, elle entreprit de grimper les marches d'un interminable escalier qui passait entre les sièges de pierre jaune illuminés de soleil. Elle parvint au dernier rang. De là, en se retournant, elle dominait la vallée qu'elle apercevait de bout en bout.

Elle vit le 4X4 de son père, garé à l'ombre, à cinq cents mètres en contrebas. Elle chercha des yeux son frère et son papa, mais elle ne les trouva pas à ce moment. Ils visitaient sans doute l'intérieur de l'une ou l'autre grotte.

Elle-même entra dans le premier puis dans le second tombeau, tous deux désaffectés, vides. Par contre, elle s'y assit un instant, profitant d'un peu d'ombre et de fraîcheur au milieu de cette fournaise, cette chaleur immobile qui stagnait dans la vallée des morts.

Lorsqu'elle sortit du deuxième endroit, elle aperçut une jeep blanche arrêtée près de celle de son père, et quatre hommes habillés en blanc et armés. Puis elle vit son papa et son frère, ligotés et tenus par deux d'entre eux.

Déborah se baissa par réflexe, mais observa la scène.

L'un des individus se mit au volant du véhicule que son père louait. Un autre démarra avec la jeep blanche où se trouvaient les prisonniers. Les kidnappeurs scrutèrent la vallée une dernière fois, sans doute à la recherche de notre amie, puis disparurent à l'angle des rochers.

Le tout ne dura que trois minutes à peine. Il ne resta bientôt plus que la poussière, la chaleur, les rochers, les lézards et, sans doute, tapis dans leur coin, quelques serpents endormis.


Déborah demeura quelques instants à plat ventre. Elle était seule à présent dans ce pays inconnu, dans ce site effrayant, quoique fabuleux, sans eau, sans nourriture, sans argent, sans personne à qui s'adresser. Deux heures de l'après-midi.

Elle descendit lentement les marches de l'immense amphithéâtre. Elle sortit par la galerie sombre et se dirigea vers l'endroit où le 4X4 se trouvait tantôt garé. Elle s'assit à l'ombre de la paroi rocheuse et se mit à pleurer.

Après avoir laissé couler ses larmes un moment, elle se rendit à l'évidence. Elle devait se débrouiller seule. Mais où aller ?

Elle fit quelques pas vers la gauche, longeant de très nombreux temples. Elle observait un peu distraitement l'intérieur, sans vraiment y entrer, mais tous semblaient vides.

Soudain, elle en aperçut un qui ne ressemblait à aucun autre. Il était creusé, comme la plupart, dans la falaise de la vallée, mais ici, la roche, illuminée à cette heure de l'après-midi, éclatait de couleurs chatoyantes qui allaient du rose au rouge en passant par le jaune et l'orange, en bandes horizontales.

Cela correspondait au dessin, à la neuvième page du carnet de Baral Gunaykan. Le temple de la soie.

Le cœur battant, Déborah, toujours inquiète mais curieuse, escalada le sentier raide qui menait à ce tombeau. Elle transpirait dans la fournaise. Le soleil auquel elle tournait le dos brûlait ses épaules, ses bras et ses jambes.

Elle se glissa à l'intérieur de la cavité. Une sorte de crypte cubique. Plusieurs objets sans valeur apparente, sauf peut-être historique, traînaient là, posés au fond, sur une table en pierre. Trois vases fêlés en terre cuite, quelques autres poteries ébréchées, des statuettes cassées. Elle vit le neuvième morceau du labyrinthe de Baral Gunaykan parmi eux, dans la poussière.

Notre amie soupira. Cela paraissait pour une fois si facile! Sans ces hommes qui venaient d'emmener son père et son frère, tout se serait passé comme une lettre à la poste.

Déborah prit le morceau de labyrinthe entre ses mains et ressortit à la lumière. Oui, il ressemblait à ceux déjà retrouvés au cours de leur voyage autour du monde.

La fillette le glissa dans la poche avant de sa salopette. 


Elle redescendit le sentier raide qui menait au fond de la vallée. Quelques grenailles errantes la firent glisser et elle termina la descente en roulant sur la pente abrupte.

Quand elle atterrit en bas, son coude et son genou droits saignaient, et sa salopette était sale et déchirée.

De nouveau assise dans la poussière sous le soleil brûlant, elle pleura à chaudes larmes.

Quatre heures de l'après-midi. Notre amie souffrait plus de la soif que de la faim. Mais un vertige lui rappela que le petit déjeuner de l'aube était bien loin déjà.

Levant les yeux, elle vit passer deux garçons. L'un semblait âgé de quatorze ans et l'autre, de neuf ans comme elle. Elle leur fit un signe. Ils s'approchèrent.

- Que fais-tu là, petite fille ?

- J'attends mon père et mon frère.

- Où se trouvent-ils ?

- Je ne sais pas. Des hommes en blanc les ont emmenés.

- Ceux de Jahid, réfléchit l'aîné. Tu ne peux pas rester là pour la nuit, à cause des chacals. Ils vont te mordre.

Il ne manquait plus que ça ! Déborah, prise soudain de panique à l'idée de passer seule la nuit dans la vallée des morts se leva et leur sourit. Les garçons lui proposèrent de les suivre jusqu'à leur village.


La marche dura près d'une heure et demie, encore une fois dans la poussière et la chaleur. Le soleil descendait vers l'horizon, mais brûlait encore. Elle se demanda tout à coup si elle faisait bien de les accompagner. Les garçons l'emmenaient loin de l'endroit où son père viendrait peut-être la chercher.

Pour seule consolation, elle passait de temps en temps la main dans la poche avant de sa salopette et touchait le neuvième morceau de la stèle de Baral Gunaykan.

- Porte-moi chance, lui dit-elle en le caressant.

Elle arriva, enfin, dans un pauvre village.

Une trentaine de maisons en briques brunes s'étiraient tout le long d'une allée en terre. Pas un arbre, pas une fleur, pas d'herbe. Aucune clôture. Pourquoi ne pas retourner le sol et y planter de la verdure, ou y faire pousser des fruits? Tout semblait laissé à l'abandon. Pourquoi ne pas créer chacun un petit coin de bonheur autour des maisons, comme dans son pays à elle ?

Des enfants mal vêtus jouaient sur la terre brune.


La mère des deux garçons, Moshen, l'aîné, et Khalil, celui de neuf ans, sortit de la maison. Elle regarda la fillette un moment en silence.

- Comment t'appelles-tu ?

- Déborah, répondit-elle, timidement.

- C'est un nom juif, dit la maman. Je le sais, car nous lisons le Coran et les noms de la Torah s'y trouvent. Où habites-tu ?

- J'habite à Tel-Aviv.

- Tu es Israélienne, alors.

-Oui, madame, répondit Déborah en levant les yeux.

- Nous sommes Jordaniens. Sois la bienvenue. Mon mari, le père de mes sept enfants, était un homme de paix. Il ne voulait pas la guerre. Il trouvait plus important de travailler pour nourrir sa famille, envoyer ses enfants à l'école, et tenter de développer notre pauvre pays. Mais des intégristes armés le tuèrent, trouvant sans doute ses idées trop d'avant-garde ou trop généreuses. Depuis, nous vivons ici, pauvrement. Nous habitons dans ce désert. Que veux-tu, petite fille ?

Pour le moment, Déborah ne pensait qu'à sa soif, un peu à sa faim et surtout à sa peur.

- Quelque chose de frais, madame. Peut-être un verre de lait froid ?

La maman expliqua qu'il n'y avait pas d'électricité dans leur pauvre village et donc pas de frigo et que le lait, on le garde pour les bébés car il en manque souvent.

Déborah, un peu honteuse, accepta de l'eau tiède. Elle en but un bol et cela lui fit du bien.

Puis elle se mêla aux frères et aux sœurs de ses deux guides. Une petite fille s'appelait Jamila, un peu plus jeune que notre amie. Elle portait deux longues tresses noires qui allaient jusqu'à sa taille. Elle arborait un merveilleux sourire.

Au moment du souper, tous les enfants avaient faim. Ils s'assirent en cercle sur un tapis, dans la petite maison. Déborah se tenait parmi eux. La maman apporta deux pains ronds. Elle coupa chacun d'eux en quatre morceaux. Mais ils étaient neuf...

Elle donna une part à chacun de ses enfants, puis présenta le huitième morceau à notre amie. Son ventre grondait jusqu'à lui donner la nausée, tant elle se sentait affamée. Elle prit le morceau de pain, puis le tendit à la maman en lui disant qu'elle ne voulait pas qu'elle se prive pour elle. Elle n'avait pas si faim que cela, mentit-elle.

La femme lui répondit qu'elle allait beaucoup marcher cette nuit, et qu'elle devait prendre des forces. Ils burent un thé à la menthe délicieusement sucré.


Le soir tombait. Moshen, Khalil, et Jamila, sur le conseil de leur mère, se mirent en route avec Déborah. Ils se dirigèrent vers le camp des hommes de Jahid.

Ils suivirent d'abord une piste en terre où l'on apercevait des traces de roues. À gauche comme à droite, les éboulis de roches brunes rougeoyaient aux derniers rayons du soleil couchant qui éclairaient encore les sommets entourant la vallée.

Le site devenait de plus en plus impressionnant. Le précipice, qu'ils longeaient sur un sentier, s'enfonçait dans la pénombre. Ses parois déchiquetées découpaient le ciel encore bleu à l'ouest.

Après une bonne heure de marche, ils s'arrêtèrent au bord d'un ravin. Au fond du canyon, cent mètres plus bas environ, se trouvait un camp de tentes blanches. On apercevait quelques jeeps et des puissantes lumières. Quelques hommes armés, les gardes, marchaient en rond autour du camp.

Khalil et son frère échangèrent un regard de complicité.

- Je vois mon copain Rachid, dit Moshen. Je vais aller l'interroger concernant ton père et ton frère, petite fille.

Le garçon se glissa d'un rocher à l'autre et descendit dans la vallée. Khalil, Jamila et Déborah, couchés à plat ventre, le suivaient des yeux. Parfois il disparaissait, puis il réapparaissait plus bas.

Notre amie sentit une fourmi la piquer au ventre. Elle venait de passer par un trou de sa salopette déchirée dans sa chute cet après-midi. Elle caressa la pierre de Baral Gunaykan. Au moins, elle ne souffrait pas pour rien. Elle commençait à frissonner car les nuits sont froides dans les déserts. 

Moshen parvint près de son copain. Nos amis le virent bavarder un instant, puis il remonta. Quand il revint près d'eux, il expliqua que le papa de Déborah et son frère avaient été reconduits à la frontière israélienne. Pour le moment, Jahid et sa bande armée ne voulaient pas de contact avec le pays voisin. Des ordres venus de plus haut à ce sujet, paraissait-il.

Le mieux à faire était de retourner au village, puis de se mettre en route, elle aussi, vers son pays. Khalil promit de conduire Déborah jusqu'en vue de la frontière.


Ils marchèrent une bonne partie de la nuit en silence sous un ciel splendide, rempli d'étoiles. Un croissant de lune éclairait la vallée. Les rochers, noirs à présent, qui les entouraient, gardaient une partie de la chaleur du jour. Mais, quand le vent soufflait, ils frissonnaient tous les deux. Au loin, ils entendaient hurler les chacals.

Notre amie avançait épuisée. La journée avait été longue. Les émotions terribles. La nuit éreintante. Elle avait faim et sa tête tournait. Un vertige l'obligea à s'asseoir un instant. Elle titubait en se relevant un instant plus tard.

Enfin, l'aube parut. Le ciel se remplit peu à peu de couleurs. Ils s'arrêtèrent un quart d'heure pour regarder le lever de soleil. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre. Une immense plaine dessinait ses contours à leurs pieds. Au loin, devant eux, la frontière dressait ses barbelés.

- Pourquoi n'as-tu qu'une tresse ? demanda Khalil.

Déborah lui parla de Saranga, de la jungle. Elle décrivit brièvement son voyage. 

- Tu es drôlement courageuse, dit le garçon.

- Merci de me conduire. Et toi aussi, tu es très courageux.

- Moi, murmura Khalil, j'ai l'habitude. Depuis la mort de mon père, on doit se montrer courageux tous les jours. Mon grand frère essaie d'obtenir du travail, mais il n'en trouve pas dans ces régions où les dirigeants consacrent toute leur énergie et une grande partie de l'argent du pays à la guerre.

Ils se remirent en route avant que le soleil se montre trop envahissant et la chaleur trop oppressante.


Ils parvinrent en vue d'un village après deux nouvelles heures de marche. Il fallait l'éviter, à cause de la présence de Déborah. Son pays et celui de Khalil étaient en état de guerre. Tout le monde n'est pas aussi accueillant que la mère du garçon.

Ils s'en approchèrent en se baissant derrière des rochers ou en marchant parfois à quatre pattes.

- Assieds-toi à l'ombre, dit le garçon. Ne bouge pas et surtout ne parle à personne. J'arrive.

Il revint une heure après avec une bouteille pleine d'eau.

- Je n'ai rien à manger, dit Khalil.

Ils burent puis se remirent en route. La chaleur accablait de nouveau. Ils longeaient une piste en terre qui se jeta sur une importante artère bétonnée. Elle se terminait à la frontière.

Ils marchèrent plusieurs heures en se donnant la main parfois, transpirant dans la fournaise et la poussière, bien affamés, épuisés. Déborah ressentait des vertiges presque tout le temps.


Vers seize heures, ils arrivèrent en vue des barrages de la frontière.

Déjà, depuis un moment, des voitures, des gens à vélo, et souvent des militaires les dépassaient. Personne ne faisait attention à ces deux enfants sales qui se traînaient à bout de forces le long de la route. Des bus s'arrêtaient parfois, mais ce n'était pas pour eux, car il fallait de l'argent pour y entrer. Quant aux autos, elles semblaient faire partie d'un autre monde.

- Tu devras passer seule, dit Khalil. Moi, je ne peux pas aller par là. On m'arrêterait et cela créerait des ennuis à ma famille. Ça ira ?

Déborah se tourna vers son ami et prit ses mains dans les siennes. Elle s'approcha de sa joue et ils s'embrassèrent.

- C'est moche les frontières, murmura la fillette. C'est comme les barreaux d'une prison. Tous les enfants du monde devraient pouvoir se rencontrer librement. Tous les enfants du monde devraient pouvoir être amis, sans subir la guerre, la haine, la violence et les souffrances qui en découlent, causées par les aînés.

- Oui, répondit Khalil. Mais dans mon pays et dans certains autres, des gens puissants ne veulent pas le bonheur pour leur prochain. La guerre les enrichit. Chez moi, on trouve plus d'écoles où on apprend à se battre, comme le camp de Jahid que tu as vu, que d'écoles où on enseigne la paix.

- J'espère qu'un jour on connaîtra un monde meilleur, souffla Déborah. Je crois que ce sera à nous de le faire... Je ne t'oublierai jamais, Khalil.

- Adieu, Déborah. Tu vois ces gens, juste devant toi ? L'homme, la femme, deux enfants en bas âge, une fille et son petit frère, et le bébé dans les bras de sa mère. Approche-toi de la petite. Elle se traîne, elle est épuisée. Donne-lui la main en passant, puis prends-la sur ton dos. Les gardes-frontière croiront que tu fais partie de cette famille. Ils te laisseront passer avec eux.

Les deux enfants se quittèrent.


Déborah rejoignit le petit groupe et passa la frontière jordanienne sans difficulté. Elle ne se retourna qu'une fois. Son ami avait disparu dans la foule, dans la poussière, parmi les voitures et les soldats. Il n'était plus que le souvenir d'une main tendue vers elle.

Elle traversa le No Man's Land, terre vide qui sépare les deux pays et parvint à la frontière israélienne, celle de son pays.

Les douaniers et les soldats s'étonnèrent en voyant cette petite fille sale et affamée. Ils écoutèrent son récit avec attention, puis accueillants, ils lui donnèrent à boire et à manger, pendant qu'ils téléphonaient pour vérifier ses dires. Notre amie attendit sagement assise sur un banc.

Enfin, après une heure, un homme en uniforme lui annonça avec un grand sourire que son père était en route pour venir la chercher.

Vers sept heures du soir, elle eut le plaisir de serrer son papa et son frère. Puis, très fière, elle sortit le neuvième morceau du labyrinthe de sa poche.


Ils quittèrent le poste-frontière en voiture. Déborah ne se retourna pas. Il n'y avait rien à voir derrière elle que soldats, fusils et barbelés.

Mais elle savait qu'en neuf points du monde, et dans bien d'autres, sans aucun doute, se trouvent des enfants au cœur prêt à l'amitié, à la générosité, au partage, à l'accueil, au rire et au courage pour forcer le destin parfois cruel que la vie et les aînés leur imposent.

Retrouve David et Déborah à la dixième étape : Le stûpa bleu.