Béatrice et François
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L'arbre à sorcière (Partie 1) - L'arbre

Un dimanche après-midi, Béatrice sonna chez son copain François. Le garçon l'accueillit avec plaisir. Ils ont tous les deux sept ans. Ils sont en deuxième année à l'école, dans la même classe et sont grands amis. François a deux petites sœurs, Olivia, cinq ans et demi et Amandine, trois ans et demi. Béatrice a un petit frère qui s'appelle Nicolas et qui est encore un bébé.

François raconta à son amie qu'il avait découvert un arbre creux lors d'une promenade, un week-end précédent, en compagnie de son papa, sa maman et des petites sœurs. Il précisa qu'on pouvait se glisser à l'intérieur du tronc. Il n'avait pas eu l'occasion d'y entrer ce jour-là et il rêvait d'y aller avec sa copine Béatrice. Avec la permission des parents, ils se mirent donc en route vers cet endroit mystérieux.

Tu trouveras sans doute l'un ou l'autre arbre de la sorte dans nos forêts ardennaises ou dans d'autres régions. Il faut bien chercher. Ce sont souvent de vieux tilleuls ou chênes et on peut parfois se glisser à l'intérieur.

Béatrice fut bien surprise en apercevant l'arbre immense qui se dressait au coin du bois.

- Le voilà, avait crié François. Regarde comme il est beau.

C'était un chêne énorme encore bien vert et dont le tronc était tellement large qu'il aurait fallu cinq ou six enfants se donnant la main pour en faire le tour. Ce tronc était creux. L'entrée était fort étroite. On ne pouvait s'y glisser qu'à un à la fois. Et encore, il fallait être plutôt mince.

Béatrice pénétra la première. Un instant, son oreille frôla l'intérieur du fût du chêne. Elle observait l'ouverture vers le haut. On apercevait le ciel. Elle entendit une voix rauque prononcer un mot étrange.

- NDEKO.

Béatrice, intriguée, tourna la tête et, n'apercevant personne, ressortit du tronc.

- Que dis-tu François?

- Moi, répondit François, je n'ai rien dit.

- C'est curieux, fit Béatrice. Lorsque j'étais à l'intérieur du tronc, j'ai cru entendre une voix.

- Attends, j'y vais, proposa le garçon.


Il pénétra à son tour dans l'arbre et frôla avec son oreille, tout à fait par hasard, un endroit où poussait un cercle de champignons. L'endroit même où Béatrice avait posé la sienne, il y a un instant.
II ne faut jamais mettre ton pied ou ta main dans un cercle de champignons. Peu importe qu'il se trouve sur le sol, sur une vieille souche d'arbre ou sur un tronc. Dans tous les cas, cela s'appelle un rond de sorcières. Si tu y poses ton pied ou ta main, tu peux être transformé instantanément en grenouille ou en crapaud. Si tu y places ton oreille, tu entendras parler une sorcière. C'est ce qui arriva à nos amis.

François était à l'intérieur du tronc. A son tour, il écouta attentivement. Et il entendit prononcer "NDEKO".

Le garçon répéta "NDEKO", très étonné.
Puis ce fut : "LOMAMI".

- LOMAMI? interrogea François.

- TUMBA.

- "TUMBA"? Ça veut dire quoi?

Pendant ce temps-là, Béatrice avait fait le tour de l'arbre afin d'inspecter les environs et de vérifier que personne n'était caché ou occupé à leur faire une farce.

Quand elle revint devant l'entrée du tronc, elle fut bien étonnée d'en voir sortir non pas son copain, mais une fille de son âge et qu'elle n'avait jamais vue.

La fillette regarda notre amie :

- Tu n'as pas vu mon petit frère Henri?

- Ton petit frère Henri? s'étonna Béatrice.

- Oui, tu n'as pas vu mon petit frère? répéta la fillette.

Elle regarda autour d'elle. Elle portait une robe brune cousue dans un tissu grossier, pas très propre. Une pauvre robe effrangée, déchirée. Elle était pieds nus.

- Et où est la maison?

- Quelle maison? demanda Béatrice.

- Mais la maison en bois autour de l'arbre. La maison de la sorcière.

- La maison de la sorcière?

Béatrice ne comprenait plus rien.

- Mais oui. Et mes moutons?

- Comment t'appelles-tu? demanda Béatrice.

- Je m'appelle Louise, et toi?

- Moi, c'est Béatrice.

Louise s'approcha de notre amie.

- Tu t'habilles comme un garçon, qu'est-ce que c'est que cela pour un costume?

- Tu n'as jamais vu une salopette verte? demanda Béatrice.

- Une salopette, ça veut dire quoi?


Et soudain, en observant Louise pieds nus, dans une petite robe si pauvre et qui cherchait après ses moutons et son petit frère Henri, notre amie eut une idée.

- Louise?

- Oui?

- À ton avis, nous sommes en quelle année?

- En 1702 évidemment, répondit la fille en souriant.

- Mon dieu! s'exclama Béatrice. On n'est pas en 1702, mais plus de trois cents ans plus tard. C'est terrible, Louise. Tu ne trouveras pas ton frère ici. Tu as été échangée dans l'arbre, contre mon copain François. Et lui doit se trouver à ton époque, plus de trois cents ans en arrière, en l'an 1702.


Les deux nouvelles copines s'assirent contre le tronc.
Louise raconta. Elle garde les moutons pour ses parents. Ils étaient fort pauvres dans les villages, à cette époque-là. Les enfants n'allaient que rarement à l'école. Ils surveillaient les moutons ou les vaches et les aînés s'occupaient des plus jeunes pendant que les parents travaillaient aux champs.

- Mon père a douze moutons. C'est moi qui les conduit paître, et, en même temps, j'ai la charge de mon petit frère Henri. Et je te jure, ce n'est pas facile, ajouta Louise. Il est très turbulent et surtout très désobéissant. Il ne veut jamais m'écouter.


Béatrice observait son amie en silence. Pauvre petite fille...

- On s'est approchés de l'arbre à sorcière. Elle a construit sa maison tout autour du tronc. Une maison en planches avec une porte et deux petites fenêtres. Personne n'y va jamais. C'est une méchante sorcière. Elle fait du mal dans tous les villages et on en a tous peur. Mais Henri est allé vers cette cabane. J'ai couru derrière lui, j'ai crié. Il n'a pas répondu. Alors, comme je ne le voyais plus, je suis entrée dans la maison de la sorcière. Je te jure que mon coeur battait vite. J'avais drôlement peur. Heureusement, je ne l'ai pas vue. Et quand je me suis sortie du tronc, et bien, j'ai abouti ici devant toi.

- Et moi, raconta Béatrice, je suis venue ici avec mon copain François. Il voulait me montrer cet arbre creux. Quand il y est entré, il a entendu une voix. Moi aussi d'ailleurs. C'était des mots bizarres. Une voix étrange. Je crois que vous avez été échangés.

Louise était atterrée.

- Il n'y a qu'une solution, continua Béatrice. Si tu veux retrouver ton petit frère et moi mon copain, il faut que nous allions à ton époque, en 1702, il y a plus de trois cents ans, et, pour cela, il faut que nous entrions dans l'arbre, que nous répétions les mots magiques, comme mon ami l'a fait il y a quelques minutes.


Béatrice se faufila dans le tronc d'arbre. Louise se serra contre elle. Heureusement, les deux filles sont minces.

Béatrice posa son oreille au milieu du cercle de champignons, au milieu du rond de sorcières.

"NDEKO".

Les deux filles répétèrent : "NDEKO".

- LOMAMI, TUMBA.

Elles avaient très peur et se tenaient par la main.
Il faisait bien sombre tout à coup. Béatrice comprit qu'elle était arrivée en 1702. Il faisait sombre car elles étaient au milieu d'une étrange maison ronde construite autour du tronc de l'arbre creux. Les deux filles, coeur battant, se tenant toujours par la main, sortirent du chêne, pénétrant directement dans la maison de la sorcière.

Elles observèrent une longue table couverte de poussière, une ou deux chaises branlantes, une petite cheminée. Quelques braises achevaient de se consumer. Quelques moisissures et des toiles d'araignée pendaient au plafond. Le plancher grinçait.
Une grenouille coassait sur la table, mais les deux filles n'y firent guère attention. Elles ne remarquèrent pas, en passant à côté de la grenouille, qu'autour de sa patte avant gauche, se trouvait une bague, une horrible bague de sorcière, avec une tête de mort sculptée.

Louise et Béatrice sortirent de la cabane.

- Henri, Henri, cria Louise.

- François, François, lança Béatrice.

Aucun des deux garçons ne répondit. Soudain, Louise murmura :

- Vite, cachons-nous. J'entends des voix. Quelqu'un s'approche, c'est peut-être la sorcière qui vient.

Les deux fillettes, apeurées, se couchèrent à plat ventre derrière un taillis fait de broussailles. Béatrice vit arriver trois garçons. Ils semblaient avoir quatorze, quinze et seize ans.

- Je les connais, chuchota Louise. Ce sont trois frères. Ce sont des courageux. Le plus jeune surtout, il s'appelle Louis, enfin, au village on l'appelle tous petit Louis. Il a quatorze ans, mais c'est le plus courageux de tous les garçons des environs.

Petit Louis tenait un gros bâton en forme de gourdin à la main. L'aîné avait une fourche, le second un long couteau.

- Allons-y, encouragea Louis en s'arrêtant un instant. La maison de la sorcière est tout près. On va lui régler son compte. Elle a fait trop de mal dans nos familles. Suivez-moi. On ne se débine pas.

Les trois garçons étaient arrivés devant la maison de la sorcière. Ils y entrèrent.

Il y eut comme un éclair, puis un coup de tonnerre. Tous trois s'encoururent, mais ils n'avaient plus leurs armes à la main.

- C'est raté, enragea l'aîné.

- Non, dit petit Louis. Ce n'est pas raté. Regardez les gars. Pendant la bataille avec la sorcière, je suis parvenu à lui arracher cette bague. C'est sa bague magique. Voyez, c'est une tête de mort. Sans cette bague, la sorcière n'aura plus aucun pouvoir.

- Tu es le meilleur, déclara son frère. Où allons-nous la cacher?

- Je vais la cacher dans l'étable ou dans la grange, répondit petit Louis.

- Ne fais pas cela, dit l'aîné. La sorcière risque de venir fouiller partout et si elle retrouve sa bague, nos malheurs seront encore plus grands.

- Je crois que j'ai une idée, proposa Louis. On pourrait la cacher sur la petite île, au milieu du lac. Là, il y a peu de chance qu'elle aille la rechercher même sous la forme d'une grenouille. J'y ai remarqué quelques grosses pierres. Je pourrais glisser la bague en-dessous d'une d'entre elles.

- Je n'ai pas appris à nager, regretta le second.

- Moi, non plus, ajouta l'autre garçon.

En ce temps-là, les enfants allaient peu ou pas à l'école, et, surtout, il n'y avait pas de piscine. Ils apprenaient rarement à nager.

- Moi, je sais, se réjouit petit Louis. Mon père m'a appris quand notre petit frère s'est noyé dans la rivière.

Les trois garçons s'éloignèrent vers le lac. Béatrice et son amie Louise quittèrent leur cachette et les suivirent à distance. Elles pensaient avoir besoin de cette bague pour forcer la sorcière à leur rendre, l'une son frère, l'autre son copain. Arrivées près du lac, les deux fillettes se cachèrent à nouveau derrière des arbres.

Petit Louis se déshabilla complètement, puis, glissant la bague au doigt, il plongea et nagea jusqu'à l'île. Là, il souleva une grosse pierre et plaça la bague en-dessous. Puis, il revint à la nage et remit ses habits. Les trois grands repartirent vers le village.

- Spectacle intéressant, fit remarquer Béatrice en rigolant. Décidément, ce voyage en 1702 ne manque pas de rebondissements. On dirait que le maillot a été inventé bien après ton époque, Louise.

- C'est quoi un maillot? demanda Louise.

- C'est ce que l'on met à mon époque pour aller dans l'eau.

- Il faudrait récupérer la bague, continua Louise. Mais je ne sais pas nager.

- Moi bien, précisa Béatrice, mais je te préviens, je ne me mets pas toute nue. Je vais garder ma culotte.

Elle enleva sa salopette, son t-shirt, ses baskets. Elle entra courageusement dans la boue, puis dans l'eau froide et elle nagea jusqu'à l'île. Là, grelottant un peu, elle se glissa entre les rochers. Elle eut bien du mal à soulever la grosse pierre où se trouvait la bague. Elle dut même s'aider avec une longue branche en guise de levier. Enfin, elle prit la bague de la sorcière, la passa à son doigt et revint en nageant. Elle s'habilla puis enfonça la bague au fond de la poche bavette de sa salopette verte.

- Et maintenant, on retourne chez la sorcière.

- Ah, si ces garçons savaient tout ce que nous entreprenons pour eux, ajouta Béatrice.

Les deux fillettes arrivèrent assez vite à l'arbre à sorcière.
Le coeur battant la chamade, les mains tremblant un petit peu, la langue et la bouche sèches à cause de l'angoisse, elles pénétrèrent dans la masure. Rien n'avait changé de place. La grenouille était toujours sur la table mais elle n'avait plus de bague à sa patte.

Béatrice l'entendit coasser. Elle s'arrêta et l'observa un instant.

- Louise.

- Oui, répondit la fillette.

- Et si cette grenouille était la sorcière. Peut-être qu'elle ne peut plus se métamorphoser parce qu'elle n'a plus sa bague.

Louise ne répondit pas. Elle tremblait de peur.

- Tu es la sorcière? demanda Béatrice.

La seule réponse fut un coassement.
Alors, Béatrice sortit son canif de la poche de sa salopette. Elle ouvrit la longue lame et la pointa au-dessus de la tête de la grenouille.

- Parle. Es-tu la sorcière?

- Qu'est-ce que c'est? demanda Louise.

- Ça? C'est un canif, mais ça n'existe pas à ton époque.

- Ça a l'air bien utile, admira Louise.

- Si tu réponds encore en coassant, insista Béatrice, je te coupe l'une de tes pattes.

- Bon, bon, s'énerva la sorcière. Que voulez-vous?

- Ma copine veut récupérer son petit frère et moi mon ami François. Où sont-ils?

- Ils sont devenus, l'un comme l'autre, une nouvelle branche de l'arbre, et, pour les retrouver, il faut que vous me rendiez ma bague car sans elle je n'ai plus aucun pouvoir.

Les deux filles se regardèrent un instant.

- Pas question, cria Louise. Si on te remet la bague, tu vas nous faire du mal. Rends-nous d'abord mon frère et le copain de mon amie.

- Sans ma bague, rien n'est possible. Et vous, toutes seules, vous ne réussirez jamais, car pour récupérer toi ton petit frère et toi ton ami, il faudrait que vous ayez des doigts pourpres, comme les sorcières.

- Viens, chuchota Louise à Béatrice, sortons. Je crois que j'ai une bonne idée.

Les deux fillettes quittèrent la cabane.

- Il faut avoir les doigts pourpres, a dit la sorcière. Or, je connais une fleur peu ordinaire qui pousse dans les bois, on l'appelle la digitale. C'est un terrible poison, mais ces fleurs en forme de petites clochettes sont pourpres. II suffirait de mettre une clochette à chacun de nos doigts comme des dés à coudre et nous aurions des doigts pourpres.

On trouve des digitales dans nos forêt d'Ardennes. Mais toi qui lis cette histoire ou qui m'écoutes, fais bien attention! Ne mets jamais, comme Béatrice ou comme Louise, ne mets jamais au bout de tes doigts, une petite clochette pourpre de cette fleur appelée digitale, car c'est un terrible poison.
D'abord, tu risques de te faire piquer par une abeille car elles vont butiner là au fond. Mais surtout, si tu joues avec une digitale, tu risques d'être empoisonné et de mourir. Ton coeur va accélérer et risque d'éclater dans ta poitrine. Donc, ne fais jamais cela! Mais ici, pour nos amies, il s'agissait de sauver l'une un petit frère et l'autre un ami.

Louise trouva une digitale, cueillit dix petites clochettes, en mit une au bout de chacun de ses doigts. Puis, observant bien l'arbre, elle remarqua qu'une branche ne ressemblait pas aux autres. Elle était un peu plus argentée. Elle saisit la branche entre ses mains, et, au même instant, elle reçut son petit frère Henri qui se tenait à présent entre ses bras.

Le petit garçon pleura et remercia sa grande soeur de l'avoir délivré de la sorcière. II promit que, désormais, il lui obéirait sagement.

- Je ne vois pas d'autre branche argentée, soupira Béatrice. À mon avis, mon copain est à mon époque. Il faut que je retourne chez moi, Louise, nous ne nous verrons plus. Mais, avant de nous quitter, je t'offre mon canif.

Louise ouvrit de grands yeux.

- C'est pour moi?

Des larmes coulèrent sur ses joues.

- Je n'ai jamais reçu de cadeau de toute ma vie. On est trop pauvres chez moi. Merci Béatrice.

- Tu as vu où sont tes moutons?

- Oui, là-bas, ils sont dans la petite clairière. Je n'aurai aucune difficulté à les rassembler. Merci pour ton aide, Béatrice.

- C'est moi qui te remercie, insista notre amie. Sans toi, je n'aurais pas réussi. Louise, nous ne nous verrons plus jamais. Nous sommes séparées par plus de trois cents ans. Trois siècles! Mais je te jure que tu es mon amie pour toujours.

- Moi aussi, ajouta Louise. Je t'embrasse, Béatrice. Je n'ai malheureusement aucun cadeau pour toi, mais je t'offre mon amitié.

- Merci, chuchota Béatrice, car elle était émue. L'amitié c'est le plus beau des cadeaux.

Les deux fillettes s'embrassèrent. Puis, Béatrice entra sous le regard de Louise, à l'intérieur de la cabane de la sorcière. La grenouille, dénuée de ses pouvoirs, était toujours sur la table.

Béatrice passa rapidement devant elle, pénétra dans l'arbre et colla sa tête contre le tronc, dans le rond de sorcières. Elle répéta la formule magique :

- NDEKO, LOMAMI, TUMBA.

Quand elle sortit du tronc d'arbre, la cabane avait disparu. C'est normal, elle était revenue à notre époque.
Béatrice chercha une digitale. Quand elle en repéra une, elle glissa un petit clocheton à chacun de ses doigts. Elle remarqua une branche grisâtre en observant l'arbre. Elle la saisit et reçut son copain François dans les bras.


Ils s'échangèrent un bisou, et je crois bien que c'est la première fois, ce jour-là, qu'ils se sont donnés, par hasard, un bisou d'amoureux.

- Tu es la fille la plus courageuse que je connaisse, remercia François. J'étais prisonnier de la sorcière et tu m'as délivré. Tu es géniale.

- Oh François, regarde ce que j'ai là.

Béatrice glissa les doigts dans sa poche, après avoir retiré tous les petits clochetons de digitale pourpres et s'être lavé les mains abondamment dans un ruisseau, et elle sortit la bague à tête de mort de la sorcière. Elle n'y avait plus songé en quittant Louise.

Notre amie a conservé cette bague et elle me l'a prêtée pour que je te la montre, si nous nous rencontrons un jour.

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