Béatrice et François
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L'auberge de l'agneau égorgé

C'était un très beau soir d'été. François et ses petites soeurs étaient en vacances avec papa et maman en France, en Bretagne. Ils avaient invité Béatrice. Quelle chance!
Béatrice et François ont tous deux sept ans et demi. Ils habitent dans la même avenue et sont de grands amis. On avait invité Béatrice d'abord parce qu'elle est charmante, ensuite parce qu'elle est l'amie de François et enfin parce qu'elle joue très bien avec les petites soeurs Olivia, cinq ans et demi et Amandine, trois ans et demi.

Le soir tombait. La voiture traversait un bois en suivant une petite route très isolée où personne ne passait. On était tout près des hautes falaises et de la mer. On apercevait de temps en temps, dans une trouée de plantes ou d'arbres, le ciel bleu et la mer bleue.
Soudain, la voiture eut quelques soubresauts et le moteur tomba en panne. Le papa eut juste le temps de ranger le véhicule le long de la route. Il sortit de l'auto, ouvrit le capot avant mais impossible de réparer cette avarie. II ne savait pas du tout de quoi il s'agissait.

Le soir tombait donc. On n'était pas très loin de l'endroit que les parents avaient loué pour les vacances. Il n'y avait qu'une demi-heure de route, mais, à pied, c'est bien long. François aperçut une petite lumière au loin, à environ cinq cents mètres. Tous furent bien d'accord de marcher jusque-là et d'y demander des secours.

Lorsqu'ils arrivèrent à cent mètres de la lumière, ils remarquèrent que c'était une auberge. Quel bonheur! On allait pouvoir y prendre le repas du soir et puis y passer la nuit, et, demain matin, quelqu'un conduirait nos amis au village et ils reviendraient avec un garagiste pour réparer l'auto.

Lorsqu'ils s'approchèrent encore de l'auberge, ils remarquèrent combien elle était étrange. Les murs semblaient vieux, la peinture abîmée. Le toit était couvert de feuilles et de branches. Une enseigne grinçait au vent. lls lurent :"Auberge de l'agneau égorgé". Ce n'était vraiment pas rassurant. Pourtant, faute de mieux, ils entrèrent.

Le patron, Yves, était derrière le comptoir. Un homme assez grand, assez gros, avec une épaisse moustache.

- Que faites-vous là? Pourquoi entrez-vous ici?
Curieuse question de la part d'un tenancier d'hôtel.

- Notre voiture est en panne, à cinq cents mètres d'ici et nous sommes venus pour passer la nuit chez vous si c'est possible, si vous avez encore de la place.

- Et nous aimerions bien nous restaurer également, ajouta la maman.

- Vous voulez passer la nuit ici?

- Vous avez encore des chambres?

- Il faudra bien, répondit le patron.

Puis il se tourna vers les cuisines. Il appela son épouse.

- Jeanne, tu peux faire à manger pour six personnes, dont quatre enfants?

- Faudra bien, répondit Jeanne, du fond de la cuisine.
Décidément, ces gens n'étaient vraiment pas accueillants.

- Suivez-moi, je vais vous montrer vos chambres, décida le patron bourru.

Ils montèrent un escalier en bois et passèrent dans un grand couloir sombre. Là se trouvait une armoire, une de ces belles armoires de mariage bretonnes, larges, hautes et bien décorées.

- Bon. Les parents, vous pourriez prendre la première chambre. Et puis je caserais les deux petites filles juste à côté de vous. La chambre est étroite mais confortable. Quant aux deux plus grands, ajouta le patron, je leur propose la chambre du fond. Elle est froide et on ne peut pas la chauffer. Mais quand ils seront en-dessous des couvertures, ils ne sentiront plus le froid.

Béatrice et François n'étaient pas très rassurés par cette chambre grande, froide, sinistre. Mais le papa et la maman étaient en difficulté et nos amis ne voulaient pas faire de manières. Donc, ils ne firent aucun commentaire. Tout le monde redescendit et on s'attabla. Le repas était correct. Il était même fort bon.

Puis, ils remontèrent tous à l'étage. Le papa et la maman installèrent Olivia et Amandine dans la petite chambre, puis Béatrice et François se dirigèrent vers la leur. Ils y découvrirent une cheminée en pierre assez haute mais on ne pouvait pas y allumer de feu.

- Cela ira les enfants? demanda le papa.

- Oui, cela ira très bien, monsieur, répondit Béatrice. Ne vous inquiétez de rien.

- Oui, oui, renchérit François, pas de problème papa, tout se passera très bien.

- Alors, bonne nuit les enfants. Si quelque chose ne va pas, venez nous réveiller.

Ils fermèrent la porte. Béatrice et François restèrent tout habillés. Ils enlevèrent juste leurs chaussures. Puis ils se couchèrent chacun dans un des lits contigus. Ils étaient l'un près de l'autre. C'est pratique pour bavarder.

- Quelle drôle d'auberge, murmura François.

- Oh oui, enchaîna Béatrice. J'aime pas du tout. Et puis, ajouta la fillette, l'auberge du mouton égorgé, ce n'est pas très rassurant.

- Cela fait même peur, avoua François. J'espère qu'il ne se passera rien pendant la nuit.

- Moi aussi, répondit Béatrice. Bonne nuit.

- Bonne nuit.

Ils s'endormirent.

Béatrice ouvrit les yeux. La nuit était totalement noire. Elle regarda autour d'elle. François dormait à poings fermés. Un peu de lumière entrait dans la chambre par les fenêtres sales à cause de la lune qui brillait dehors, quasi pleine.

Notre amie avait froid. Elle se leva et eut l'idée d'aller voir dans l'armoire s'il n'y avait pas une couverture supplémentaire. Hélas, elle n'en trouva pas. Tout en frottant ses bras pour se réchauffer, elle regarda par la fenêtre et crut apercevoir une ou deux petites lumières, des faisceaux de lampes de poche.

Au moment où elle allait retourner dans son lit, elle entendit murmurer quelque chose. Ça provenait d'où? Elle découvrit que ces voix chuchotées venaient de la grande cheminée.

Alors, Béatrice s'approcha de cette cheminée et tendit l'oreille.Voici à peu près ce qu'elle entendit :

- Tu crois qu'il faut les tuer tous les six?

Une voix répondit :

- Non, tuons seulement les deux petites. Cela suffira comme cela. Ce sera bien.

Béatrice écouta encore, horrifiée, mais elle n'entendit plus rien. Elle se précipita vers son copain François.

- François, François!

- Qu'y a-t-il? demanda le garçon en s'éveillant.

- Je viens d'entendre des voix dans la cheminée, des voix qui venaient d'en bas. Et j'ai aperçu des lumières dehors. Des gens disent qu'ils vont tuer tes petites soeurs. Je les ai bien entendus, François. Ils ont murmuré : « Faut-il les tuer tous les six?" Et une autre voix a répondu : "Non, tuons seulement les deux petites ».

- Mes petites soeurs ! s'écria François.

- Chut, pas si fort, souffla Béatrice, on pourrait nous entendre. Allons réveiller tes parents.

Les deux enfants se dirigèrent vers la porte mais, au moment où ils allaient sortir de la chambre, ils observèrent un faisceau de lumière au sol sous la fente, suivi d'un autre.

Des gens passaient dans le couloir. Ils attendirent un instant puis ouvrirent leur porte.
Le corridor était de nouveau plongé dans l'obscurité. Pourtant, ils remarquèrent quelque chose d'étrange. Il y avait un peu de lumière dans la grande armoire du couloir.

François voulut ouvrir pour aller voir ce qui s'y trouvait. Béatrice le suivit sur la pointe des pieds. Ils devaient de toute façon passer là-devant pour atteindre la chambre des parents. Ils collèrent leur oreille contre la porte de l'armoire, mais n'entendirent rien.

Alors, ils baissèrent doucement la poignée et la porte s'ouvrit en grinçant vers l'intérieur. Ce n'était pas une vraie armoire! Un escalier descendait dans les profondeurs.


- Allons-y, murmura François. Allons voir ce qui se passe par là. Puis on préviendra mes parents.

Béatrice et François, habillés mais pieds nus, entrèrent dans l'armoire et refermèrent la porte derrière eux. Ils descendirent lentement. L'escalier tournait vers la droite. Des petites lampes placées ici et là répandaient une pâle lumière. Après avoir parcouru une centaine de marches, ils parvinrent dans une sorte de grande crypte qui était en fait une grotte, une caverne immense. On était proche de la mer. On sentait vibrer le ressac de l'Atlantique.

Ce que nos amis aperçurent à cet endroit acheva de les glacer d'horreur. Deux rangs de douze squelettes, des crânes humains, bien rangés les uns à côté des autres, se trouvaient au milieu de cette caverne. Entre les deux rangs, semblant trôner, se trouvait un énorme squelette ressemblant lui aussi à un crâne humain avec les trous des yeux, du nez, les dents mais beaucoup plus grand. Il était taillé dans de la pierre blanche.

Nos deux amis contemplaient cet horrible spectacle quand ils entendirent des bruits de pas. On venait derrière eux par l'escalier.

Les deux enfants regardèrent à gauche, puis à droite et remarquèrent un rocher plat assez large. Ils se précipitèrent derrière lui et se mirent à quatre pattes pour s'y dissimuler.
Plusieurs hommes et femmes entrèrent dans la grotte. Béatrice et François ne les avaient jamais vus et ne les connaissaient pas. Soudain pourtant, parmi eux, ils reconnurent Jeanne, l'épouse du patron de l'auberge.

Tous ces gens s'assirent sur les crânes humains comme si c'étaient des tabourets. Ils parlaient à voix basse.

Puis le dernier d'entre eux arriva, leur chef. Il alla s'asseoir sur le fauteuil-crâne sculpté et nos amis, pétrifiés de peur, reconnurent Yves, le patron de l'auberge qui les avait si mal accueillis. François regarda sa montre. Il était minuit trente.

- Pouvons-nous commencer la réunion? demanda un de ceux qui étaient assis sur les crânes humains.

- Malheureusement non, répondit Yves, les bras croisés. Nous ne pouvons pas entamer cette séance secrète. Il m'a fallu accueillir une famille avec quatre enfants, hier soir. On a même dû leur faire à manger. Je crois que les parents ne se doutent de rien. Mais les deux plus grands enfants, un garçon et une fille, ne sont pas dans leur chambre. J'ai vérifié en descendant. Ils doivent donc avoir remarqué nos lumières. Ils sont peut-être dans cette grotte. Cherchez après eux et trouvez-les.

Nos deux amis, tremblant de peur, savaient qu'ils étaient mal cachés derrière le rocher mais ils n'avaient rien trouvé de mieux. Ils furent rapidement découverts et amenés, terrorisés, devant le patron de l'auberge.

- Nous n'aimons pas les petits espions et les vilains curieux, tonna Monsieur Yves.

- Qu'allons-nous faire d'eux? demanda un homme aux yeux bizarres, très enfoncés dans les orbites.

- Qu'on les jette dans la salle d'immersion.

Nos amis ne savaient pas trop bien ce que voulait dire la « salle d'immersion » mais cela ne les rassurait pas trop.

- Oui, c'est ça, renchérit un autre. Conduisons-les dans la cave du bas. La mer monte. La grotte sera bientôt engloutie et ils seront noyés. Ils ne pourront pas nous dénoncer.

Nos deux amis furent emmenés vers un second escalier qui lui aussi descendait en tournant. Ils parvinrent assez vite devant de très hautes grilles, fort rouillées et qui barraient l'entrée d'une caverne plus petite que la précédente. Le sol, et les murs, étaient couverts d'algues, de coquillages et de moules. Quelques crabes couraient d'une flaque d'eau à l'autre.

Une échelle menait assez haut, juste avant la grille d'entrée de cette prison. Un des hommes y monta rapidement et décrocha une clé pendue à un clou à environ quatre mètres de hauteur, tout près des gros barreaux serrés. Il redescendit de l'échelle, ouvrit les grilles et nos amis furent poussés de l'autre côté sans ménagement. On referma ensuite à clé et celui qui était monté à l'échelle y retourna et remit la clé au clou à quatre mètres de hauteur. Ensuite, tous s'en allèrent, laissant Béatrice et François terrorisés et au bord des larmes dans la caverne souterraine.

On n'entendait plus de voix. L'endroit semblait plongé dans un silence impressionnant. Pourtant, en écoutant bien, Béatrice et François entendirent un bruit d'eau. C'était la mer. La marée montait. Les vagues, assez fortes, se fracassaient et couvraient d'écume la falaise. Là, pénétrant par de petites anfractuosités, de l'eau s'engouffra soudain dans la grotte où nos amis se trouvaient enfermés. Ils en eurent directement jusqu'aux chevilles.
Nos deux amis comprirent, en regardant les murs couverts d'algues et de coquillages, que le niveau allait monter de plusieurs mètres et sans doute atteindre la voûte. Et quand le niveau toucherait le plafond, ils mourraient étouffés.

Béatrice et François, affolés, se demandaient que faire. Ils secouèrent les grilles mais en vain. Elles étaient grosses, lourdes. Passer entre les barreaux était impossible, l'espace était trop étroit. Ils tentèrent de grimper sur les barreaux rouillés, mais François et Béatrice ne réussirent qu'à se blesser aux mains.

L'eau maintenant leur venait aux genoux et, quelques minutes après, ce fut au ventre. Bientôt, ils furent obligés de nager. C'était très froid. Ils grelottaient dans cette eau, alourdis par leurs habits mouillés, et se débattaient pour vivre, pour ne pas mourir. Soudain, Béatrice eut une fameuse idée.

- François, il faut qu'on tienne le coup. Continuons à nager malgré que l'eau est si froide. Le niveau monte. Il monte vite. Et, quand on sera près de la voûte là en haut, nous n'aurons plus qu'à tendre la main pour prendre la clé qui est accrochée au clou de l'autre côté et puis plonger et ouvrir la grille.

Nos amis luttèrent de toutes leurs forces. Ils s'encourageaient l'un l'autre. Jeans et t-shirts collaient à la peau, mais ils étaient pieds nus. Ils se débattaient, tremblant de froid et claquant des dents.

L'eau montait de plus en plus rapidement. Ils parvinrent en quelques minutes à un niveau suffisant pour s'approcher des grilles et tendre la main à l'extérieur. François réussit à saisir la fameuse clé.

Le garçon plongea aussitôt sous l'eau, atteignit l'endroit où se trouvait la serrure et ouvrit la porte de la grille. Il remonta pour prendre de l'air, et puis, se suivant l'un l'autre, Béatrice et son copain plongèrent hardiment pour atteindre l'ouverture immergée. Ils nagèrent un instant sous l'eau et en sortirent au niveau de l'escalier, trempés, dégoulinants, tremblant de froid, claquant des dents mais ayant échappé à leur prison et à une mort atroce.

Ils remontèrent les marches et parvinrent dans la terrible caverne où se trouvaient les vingt-quatre crânes et le fauteuil sculpté. Les hommes et les femmes de la mystérieuse réunion secrète n'étaient plus là.

Sans demander leur reste et sans attendre donc, nos amis entreprirent de gravir le second escalier. Ils parvinrent ainsi dans l'armoire, celle du couloir de l'auberge.

Ils en sortirent prudemment, regardant à gauche et à droite si personne ne se trouvait là. Ils eurent la chance de ne croiser âme qui vive.

Alors, ils se précipitèrent dans la chambre des parents et les éveillèrent.
Tous coururent inquiets jusqu'à celle des petites soeurs. Elles dormaient paisiblement. Béatrice et François racontèrent leur incroyable aventure.

Les parents tentèrent un moment de réchauffer les enfants en les emballant dans une couverture, car ils n'avaient pas d'habits de rechange. Ils avaient laissé les valises dans la voiture.

Mais le papa décida aussitôt de quitter cette auberge maudite et tous les six partirent dans la nuit. Il était trois heures du matin. Ils arrivèrent à la voiture en panne et se calèrent de leur mieux sur les sièges. Ils tâchèrent de se reposer un peu avant l'aube. Béatrice et François en avaient profité pour passer des habits secs.

Aux premiers pépiements d'oiseaux, bien avant le lever du soleil, tous les six se donnant la main, sortirent de l'auto et marchèrent jusqu'au village. Il y avait quatre kilomètres à parcourir. Quand ils y parvinrent ils se précipitèrent au poste de police.

Les gendarmes furent bien étonnés en entendant les explications des parents et de Béatrice et François. Ils écoutèrent poliment puis expliquèrent que cette auberge était abandonnée depuis dix ans. Elle avait été, autrefois, le lieu de réunions d'une société secrète, mais, depuis le décès du patron et de la patronne de l'auberge, plus personne n'allait à cet endroit.

Les policiers accompagnèrent pourtant les parents de François et les quatre enfants jusqu'à l'auberge, en voiture.

Pendant ce temps-là, un garagiste emmena l'auto en panne avec une dépanneuse et tenta de réparer le moteur dans son garage.

Lorsque les policiers, les parents, Béatrice, François, Olivia et Amandine pénétrèrent dans l'auberge, tout était froid et vide. Les tables étaient débarrassées et la cuisine rangée.

Ils montèrent ensemble à l'étage. Les lits étaient défaits dans les chambres. On avait dormi là cette nuit, preuve que nos amis n'avaient rien inventé.

Puis, ils ouvrirent l'armoire du couloir. Ils aperçurent l'escalier tournant et descendirent jusqu'à la caverne aux vingt-quatre squelettes. Ils étaient toujours bien là.

Ils ne virent personne. Nos amis et les policiers suivirent ensuite le second escalier et parvinrent aux grilles, encore ouvertes, par où nos amis s'étaient échappés après avoir été enfermés dans la terrible prison qui achevait de se vider car à présent la marée descendait.

Les parents se rendirent compte aussitôt que leurs enfants avaient bien failli y mourir.

Ils admirèrent leur courage. Puis, tous revinrent d'abord dans la caverne aux squelettes et ensuite dans le couloir de l'auberge. Les policiers fouillèrent les jardins mais ne découvrirent rien d'anormal.

Au moment de quitter l'auberge, François remarqua quelque chose et Béatrice en fit observer une autre.

Notre ami avait vu un cadre au mur de la salle manger. Sur la photographie, il reconnut un homme assez fort, grand, avec une grosse moustache. Yves. A côté de lui, la patronne de l'auberge, Jeanne. Les policiers expliquèrent que cet homme et cette femme étaient enterrés au cimetière du village depuis dix ans.

De son côté, Béatrice avait découvert une cage placée sur une table, dans un coin sombre.

Il s'y trouvait six souris, quatre grandes et deux petites. Aussitôt, des paroles qu'elle avait entendues à voix basse dans la cheminée lui revinrent en mémoire.

- Tu crois qu'il faut les tuer toutes les six?

- Non, tuons seulement les deux petites. Cela suffira comme ça.

Béatrice ouvrit la cage et laissa les petites souris se sauver en courant vers la liberté.

lls ressortirent de l'auberge de l'agneau égorgé et furent reconduits au village. La voiture était réparée et nos amis, avec douze heures de retard, partirent pour des vacances bien méritées.

Les fantômes, on n'y croit pas, jusqu'au jour où l'on en rencontre... vingt-cinq en une fois!